Accusées d’être responsables de nos kilos superflus ou encore de favoriser les problèmes cardiaques, les graisses sont traquées médiatiquement. Pourtant elles ne sont pas que « mauvaises » : notre corps en a besoin pour véhiculer quelques vitamines, construire les muscles, entretenir le système nerveux, contrôler le cholestérol et maintenir le cœur, la tête et les hormones en bon état. Il ne faut pas oublier que les graisses participent également au goût et donnent de l’onctuosité aux aliments.
Cependant, les anti-graisses n’ont pas tout à fait tort, puisque l’on sait que certaines d’entre elles peuvent nuire à la santé. Mais attention, il s’agit des graisses dites « saturées » (contenues dans le beurre, la crème, le gras de certaines viandes ou du fromage…), dont l’excès pourrait venir boucher nos artères, ou encore des graisses dites « trans » ou « hydrogénées » qui ont envahi l’industrie agro-alimentaire (dans les biscuits, les préparations à gâteau toutes faites, les margarines trop solides...) et dont l’abus serait responsable de cancers.
En revanche, les graisses dites « insaturées », que l’on trouve dans les poissons, les huiles d’olive, de colza ou encore de noix… paraissent prévenir ces troubles. S’il faut donc tenter bien souvent de diminuer votre consommation en graisses, il faut également privilégier l’équilibre entre elles.
Voici par exemple quelques conseils pratiques afin de varier convenablement les apports en différentes graisses et profiter de leurs atouts respectifs sans accumuler leurs défauts :
Sur le pain au petit déjeuner par exemple, privilégiez le beurre (pour la vitamine A) ou la margarine (pour la vitamine E)
Sur les aliments après cuisson : pensez à une cuillère d’huile de noix (pour les oméga 3), de crème fraîche (allégée par exemple) ou une noisette de beurre (en petites quantités)
Pour la cuisson : huile d’olive (pour lutter contre le mauvais cholestérol) se porte bien contrairement à certaines idées reçues
Pour les fritures (à espacer le plus possible) : pensez à l’huile d’arachide (la plus stable)
Pour l’assaisonnement: de préférence avec de l’huile de colza (pour les oméga 3), ou éventuellement de noix ou d’olive…
Sachez enfin qu’il n’existe pas d’huile plus « légère » qu’une autre, puisque quelles que soient leur nature et leur origine, les huiles apportent la même quantité de graisse et donc la même quantité de calories (environ 100 par cuillère à soupe). Il est surtout intéressant de les varier pour profiter de leurs bienfaits respectifs sans provoquer une accumulation de leurs défauts éventuels. Le tableau ci-dessous résume ces propos.
