Au sens strictement médical, la cellulite correspond à une inflammation du tissu cellulaire sous cutané. Mais au sens populaire, elle désigne couramment un envahissement et un engorgement graisseux du tissu sous cutané combinés à une infiltration d’eau stagnante et de déchets. Elle se manifeste par une peau ayant un aspect d’écorce d’orange, dont la pression peut être douloureuse. Cette hypertrophie localisée, jugée plutôt inesthétique, est spécifique à la gent féminine.
Si ce type de cellulite n’est pas une maladie, elle est en réalité très complexe car elle résulte bien souvent d’un problème hormonal, d’une mauvaise circulation sanguine, d’un excès (bien souvent localisé) de poids, ou bien tout simplement d’une association entre eux. Il existe bien des prédispositions génétiques, comme pour l’obésité, mais d’autres facteurs plus importants peuvent intervenir dans son installation comme des désordres alimentaires, le stress, le tabac, la sédentarité, la puberté, la ménopause, la prise de la pilule…
La première recommandation est alors de ne pas suivre un « régime » trop strict, car soit il n’existe pas de poids à perdre, et ce type de régime va accentuer l’aspect de peau d’orange, soit on risque de provoquer le fameux phénomène « yoyo » avec la menace d’aggraver définitivement la cellulite.
Ainsi, d’un point de vue diététique, il est recommandé :
de boire au moins 1,5 à 2 litres d’eau par jour mais en évitant celles qui sont trop riches en sodium (Vichy, Saint Yorre, Arcens…),
de favoriser les aliments diurétiques (asperges, pissenlit, concombre, melon, ananas, pastèque, laurier, basilic, myrtille, potages, infusions, thé vert…),
d’éviter les aliments trop riches en sel (fromages, charcuteries, biscuits apéritifs, sel de table, les excès de pain…),
d’augmenter les apports en potassium dans le but de rétablir l’équilibre qui préside à la perméabilité cellulaire (artichaut, céleri, fenouil, légumes secs comme les lentilles ou les haricots secs, banane, poire, pomme, raisin, melon, fruits secs…)
de préférer les huiles et aliments riches en acides gras poly-insaturés qui maintiennent l’intégrité des membranes des vaisseaux sanguins, assurant ainsi leur bon fonctionnement, ainsi qu’une bonne fluidité circulatoire (pas de stase ou de risque de « fuites »). Les aliments les plus intéressants sont alors les poissons, les huiles ou les margarines de colza, de noix, de sésame ou de soja,
de limiter les aliments riches en acides gras saturés (les charcuteries, les plats en sauce, les viandes grasses comme agneau, mouton, porc…, les conserves à l’huile…),
de surveiller les excès en produits sucrés (chocolat, miel, confiture, sucres, pâtisseries…) qui favorisent la lipogénèse et la mise en réserve des graisses, même sous cutanés,
de consommer des fibres sous forme de légumes verts ou de céréales complètes afin d’éviter les stases intestinales qui favorisent la survenue de la cellulite,
de consommer des aliments qui préviennent les troubles circulatoires comme ceux qui sont riches en flavonoïdes et anthocyanes (anti-oxydants) comme la rutine (myrtilles, fruits rouge, cassis…). Ils renforcent et tonifient la circulation veineuse de retour,
de ne pas oublier les aliments riches en protéines de bonnes qualités pour garder intact la tonicité des muscles et renforcer les structures de soutien du tissu conjonctif. Penser alors aux poissons, aux œufs, aux viandes (de préférence pas grasses), aux laitages…
d’éviter les excitants (l’abus d’alcool, de tabac, de thé fort, de café…) qui entretiennent l’état de la cellulite,
de prendre de temps en temps des compléments alimentaires de phytothérapie sous forme d’ampoules, de gélules ou d’infusions car certains principes actifs de plantes peuvent favoriser les échanges hydriques intra cellulaire (orthosiphon, reine des près, queue de cerise, bouleau…) et encourager la circulation sanguine (vigne rouge, hamamélis, marron d’Inde, petit houx…)